Fermés pendant plusieurs semaines au début de la crise sanitaire, les sept Centres de sauvegarde LPO ont recueilli légèrement moins d’animaux qu’en 2019.

Martinet noir (Apus apus) – Crédit photo : Gilles BentzMartinet noir (Apus apus) – Crédit photo : Gilles Bentz

Un nombre toujours élevé d’animaux recueillis malgré une activité perturbée

La crise sanitaire a fortement impacté l’activité de nos sept centres : les déplacements non autorisés, l’accueil suspendu, la rotation des équipes sur place, l’interruption de la chaine de transport n’ont pas facilité la tâche de nos équipes. De nombreux animaux n’ont malheureusement pas survécu au premier confinement.

La vieille épave du Tanio échouée il y a 40 ans au large des côtes bretonnes s’est également fissurée, laissant à nouveau échapper du fioul. Une soixantaine d’oiseaux mazoutés ont alors été pris en charge par le Centre de sauvegarde de l’Ile Grande.

Dans ce contexte si particulier, près de 16 000 animaux ont toutefois été accueillis cette année soit une baisse de seulement 6%. 12 747 d’entre eux sont des oiseaux (32% de passereaux, 21% d’hirondelles et martinets, 16% de rapaces,  9% d’oiseaux marins et d’eau…), 3 237 des mammifères (70% de hérissons, 11% de chiroptères…), 57 des reptiles (27% de Cistudes d’Europe…) et 11 des amphibiens.

Grâce à l’engagement des équipes de salariés, volontaires et bénévoles, plus de la moitié des animaux soignés ont pu être relâchés dans leur milieu naturel. Un grand merci à eux !

Beaucoup de hérissons, de martinets et de moineaux

Un tiers des espèces recueillies en 2020 sont des Hérissons d’Europe, des Martinets noirs et des Moineaux domestiques dont la plupart sont des jeunes en bonne santé ou des individus blessés par un chien ou un chat.

Les centres LPO ont accueilli 22% d’hérissons en plus que l’année dernière. Fin 2020, 238 étaient encore en soins pour des raisons variées. Nous avons notamment constaté que plus de 5 % avaient été mordus dont plus de la moitié d’entre eux par un animal domestique principalement un chien.

Attention les animaux seuls ne sont pas tous en détresse

Malgré les efforts de chacun pour lutter contre le ramassage systématique des jeunes, nous constatons avec regret que près la moitié des animaux recueillis sont des jeunes. Un chiffre beaucoup trop élevé, d’autant que plus de 33% n’étaient pas blessés et auraient pu rester auprès de leurs parents.

Prévenir la prédation des animaux domestiques

Nos jardins sont de véritables zones d’accueil, de nourrissage et d’observation pour la petite faune sauvage. Un environnement dans lequel nos amis à poils vivent et l’issue de la rencontre peut s’avérer tragique pour les lézards, les salamandres, les hérissons et les oiseaux qui le fréquentent.

Cette année, 14% des animaux recueillis dans nos centres soins ont été mordus par un chien ou par un chat. Des solutions existent pour protéger la petite faune de son jardin.

Agir contre les collisions avec les surfaces vitrées

La multiplication des serres et des vérandas accroit les risques de collision. En effet, si les oiseaux peuvent facilement éviter les obstacles qui se trouvent dans leur environnement, ils sont en revanche incapables de distinguer les surfaces vitrées. Et même si certains oiseaux semblent sortir indemnes du choc, des lésions internes se déclarent une fois sur deux dans les jours qui suivent…

10 % des animaux recueillis en 2020 dans les Centres de sauvegarde LPO ont été victimes d’un choc contre une vitre. Des solutions simples existent pour éviter ces chocs. La pose de stickers répartis uniformément sur l’ensemble de la surface en fait notamment partie. Rendez-vous sur la Boutique LPO.

Nous pouvons tous agir pour limiter les causes de détresse. En 2021 poursuivons les efforts !

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