Il y a ceux qui les nourrissent avec joie et ceux qui les qualifient de « rats du ciel ». Les pigeons des villes doivent s'accommoder de cette improbable gouvernance. Reste que si leur nombre conduit à des pathologies et autres malaises pour leur propre espèce, l'éradication radicale ne peut faire office de solution.

Conscients de l'évidence, certains « esprits éclairés » ont trouvé la parade : la stérilisation. Non pas par des graines qui restent difficilement gérables, mais par la castration. Il faudra l'efficacité d'Internet pour révéler l'insoutenable réalité qui se cache derrière le principe.

Capturés à Bruxelles, les pigeons sont transportés en région Parisienne pour être opérés puis réexpédiés. Jusque-là rien d'inquiétant. Ce sont les images, révélées par l'association Gaïa, qui font froid dans le dos.

Alignés à la chaîne, les oiseaux sont maintenus par des élastiques avant que l'on ouvre leur flanc au scalpel. Puis des engins plongent dans les entrailles pour tenter d'en extraire les organes génitaux. Il faut évidemment multiplier les tentatives avant d'en finir avec la sexualité.... Le tout sans anesthésie !!! Comment peut-on accepter de tels procédés ? Les pigeons seraient-ils insensibles à la souffrance ? Cette indifférence conduit à la culpabilité des élus qui en acceptent le protocole comme des techniciens qui le mettent en œuvre. Les milliers d'euros investis dans ces opérations barbares et inacceptables trouveraient mieux leur place dans la création de « pigeonniers contraceptifs ». Ces derniers offrent une méthode douce et efficace par l'élimination des oeufs pondus au nid. Il est des moments où, même si « le cœur ne nous en dit pas », le devoir s'impose d'ouvrir les yeux.

Allain Bougrain Dubourg
(texte à paraitre dans le numéro de février du magazine Neo Planete)

Les images :

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