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Programmes d'actions

Qu’est-ce qu’un plan d’action ?

Les plans d’action de la faune sauvage ont pour objectif la conservation des espèces. Ils visent à organiser un suivi cohérent des populations, à mettre en œuvre des actions favorables à leur restauration, à informer les acteurs concernés et le public et à faciliter l’intégration de la protection des espèces dans les activités humaines.

Ils sont élaborés en tenant compte de la menace au niveau national et européen qui pèse sur l’espèce et de la responsabilité patrimoniale de la France par rapport aux effectifs ou à l’aire de répartition mondiale de l’espèce. Ces critères biologiques peuvent être complétés par l’intérêt culturel ou économique de l’espèce ou la faisabilité de sa conservation ou de sa restauration. Par exemple, il paraît difficile d’envisager la réintroduction d’une espèce dont le milieu a aujourd’hui disparu : Grande outarde, bison d’Europe.

Issus d’une démarche commune, ces plans établis pour une durée de 5 ans, présentent des orientations partagées par l’ensemble des partenaires qui ont participé à leur élaboration et qui travailleront à leur mise en œuvre.

Ils sont construits en trois parties. La première partie fait la synthèse des connaissances acquises sur l’espèce : biologie et écologie de l’espèce, analyse fine des causes du déclin de l’espèce par ordre d’importance et actions de conservation déjà conduites. La seconde partie définit une stratégie à long terme pour la protection de l’espèce. La troisième partie décrit les objectifs à atteindre, avec la liste, par ordre de priorité, des actions à mener, les modalités de leur mise en œuvre, leur suivi et leur évaluation.

Dans certains cas, lorsque les effectifs de population sont devenus trop faibles, des opérations de renforcement des populations s’avèreront nécessaires.

Le ministère de l’écologie et du développement durable soutient l’initiative et la mise en œuvre de plans d’action quand une telle démarche est susceptible de rétablir l’état de conservation d’une espèce. A partir d’informations et de suggestions fournies par les directions régionales de l’environnement et les opérateurs directement impliqués dans la protection des espèces (établissements publics, associations…).

Après concertation locale, la rédaction du document initial est confiée à un spécialiste, appuyée par un groupe de travail composé de personnalités compétentes. Le document sera ensuite présenté devant le Conseil national de la protection de la nature avant d’être adopté par le ministère.

Le plan d’action est ensuite mis en œuvre par chacun des partenaires et animé par un opérateur en collaboration avec le ministère. Un comité de pilotage est chargé d’évaluer, chaque année, son état d’avancement.

Le coût financier d’un plan d’action varie selon les espèces ; pour la durée du plan, soit 5 ans, il peut osciller entre 200 000€ et 400 000€, voire plus dans le cas de l’ours.

Si certains facteurs de raréfaction ou de disparition d’une espèce sont parfois maîtrisables, d’autres sont complexes comme les destructions occasionnées par l’usage de pesticides ou autres produits toxiques, ou difficiles à appréhender comme la transformation des habitats, avec très souvent des composantes économiques importantes. Les efforts pour préserver ou restaurer les populations relèvent donc d’actions concertées dont l’élaboration, la conduite et l’aboutissement ne se conçoivent que sur le long terme.

18 plans d’action sont actuellement en cours de mise en œuvre.

Le 04/01/2010