Qu'est ce que la migration ?
La migration des oiseaux est l'ensemble des déplacements, le plus souvent effectués en groupe et dans une direction déterminée, qu'entreprennent de nombreuses espèces afin de trouver les conditions optimales à leur survie. Toutes les espèces d'oiseaux ne migrent pas, et certaines espèces sédentaires dans une région peuvent être migratrices dans une autre ; c'est le cas du Rougegorge familier qui s'il niche au nord de l'Europe va effectuer un long périple jusqu'au Sud de l'Europe voir jusqu'en Afrique du Nord, mais qui, s'il niche en France par exemple, a tendance à passer l'hiver sur son site de nidification.
Dans la majorité des cas, cette migration répond aux variations saisonnières du climat qui affectent les ressources alimentaires de l'oiseaux (diminution des proies ou des végétaux, et/ou non accessibilité à ces ressources : gel de la surface d'une mare par exemple). Mais de nombreuses espèces se lancent aussi dans le voyage bien avant que ces variations n'aient eu lieu : instinct ancestral résultant d'une stratégie de colonisation adoptée après la dernière glaciation, il y a 15 000 ans, selon certains auteurs.
Où observer la migration ?
Aux pics des passages migratoires, toute la surface du territoire est traversée par un front large d'oiseaux migrateurs. Ces mouvements de populations se concrétisent en un point d'observation par un flux d'oiseaux prenant tous la même direction. Nul n'est besoin d'aller très loin donc pour faire quelques observations.
Il existe cependant des sites plus propices à l'observation de part leur caractéristiques géographiques :
- Pour l'observateur, il est plus aisé de contacter un maximum d'oiseaux sur des points hauts ou ayant une vue dégagée qui permet de voir arriver les individus de loin et de pouvoir les suivre leur trajectoire un maximum de temps
- Pour les oiseaux, il est impératif d'économiser un maximum d'énergie pour gagner leur destination sans hypothéquer leur survie. C'est pour cela qu'un grand nombre d'espèces prennent comme passages obligés les "points bas" que constituent les cols, surtout en cas de condition météorologiques difficiles. De plus, beaucoup d'espèces d'oiseaux terrestres (par opposition aux espèces marines) évitent un maximum de survoler de grandes étendues d'eau et viennent donc se concentrer en bordure des lacs et des lagunes, sur le linéaire cotier et franchissent les bras d'eau en leur point le moins large.
Ce sont sur ces sites les plus favorables que se concentre la pression d'observation la plus importante. La LPO et d'autres associations naturalistes y organisent des suivis et des animations qui permettent de mieux connaître les phénomènes migratoires et aussi de les faire découvrir à un large public.



