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FAME en France : 2 espèces particulièrement étudiées
Le Puffin des Baléares
Puffin des Baléares – A. Deniau
Classée « en danger critique d’extinction » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN, 2010), cette espèce va être suivie par observations côtières durant sa migration le long de la façade atlantique française jusqu’en Manche, de juin à septembre. Des engins télémétriques fixés sur certains individus vont permettre l’obtention de données plus précises, aussi bien sur les sites de reproduction que lors de la migration.
Estimée actuellement à environ 10 000 individus*, la population de puffins des Baléares chute rapidement à un rythme estimé à 7,4 % par an. Ainsi, le renouvellement des générations ne serait pas assuré et l’espèce pourrait disparaitre avant le milieu du XXIe siècle.
L’observation simultanée en 2010 de plus de 4600 individus en baie de Lannion (22), soit près de 30% de l’effectif total (observations du GOB1 et du GEOCA2), confirme le rôle clé de la France dans la protection de cette espèce. Ainsi, en 2010, dans le cadre du réseau mis en place pour le programme FAME, près de 1800 heures d’observations ont été réalisées sur 31 sites côtiers par une centaine d’observateurs. Au total, près de 2 000 contacts avec un ou plusieurs puffins des Baléares ont été enregistrés. Ces observations ont par la suite été centralisées par la LPO qui se charge actuellement d’analyser l’ensemble des données afin d’améliorer les connaissances relatives à cette espèce (couloirs de migration, périodes de présence sur nos côtes, zones de repos et d’alimentation)
Les suivis côtiers donnent leurs premiers résultats pour le Puffin des Baléares : téléchargez le bilan 2010 !
Télécharger les résultats.
Le Fou de Bassan
Colonie de fous de Bassan de Rouzic (RNN des Sept-îles, 22) – G. Bentz (LPO)Sur la réserve naturelle nationale de l’archipel des Sept-Îles (22), plus de 20 000 couples de fous de Bassan se reproduisent chaque année. En 2010, 35 individus ont été équipés de GPS afin de suivre leurs déplacements et de déterminer leurs zones d’alimentation et d’hivernage.
* Oro et al. (2004)
1 Groupe Ornithologique Breton
² Groupe d’Etudes Ornithologiques des Côtes d’Armor
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