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Le Comité d'Homologation National
D'après un article de Philippe J. Dubois paru dans Ornithos 4-2 (1997) : 80-85.
Son histoire, son rôle et son fonctionnement
Pour beaucoup, le Comité d'Homologation National (CHN) est une nébuleuse lointaine dont les activités ne sont pas toujours bien connues, voire comprises. Malgré les efforts de communication qu'il a déployés, le CHN doit encore mieux se faire connaître des ornithologues de terrain et convaincre les réticents.
C'est pourquoi nous invitons le lecteur à un court voyage au sein même du Comité, afin de mieux cerner son activité et les problèmes auxquels il est confronté.
Depuis quand ?
Le CHN a été fondé en 1983 à l'initiative de Philippe J. Dubois et de Pierre Yésou. Les motivations de sa création étaient, d'une part, que l'ornithologie de terrain prenait une ampleur tout à fait nouvelle en France, et, d'autre part, que l'observation d'espèces occasionnelles ne cessait de croître. D'autre part, il fallait se mettre « en accord » avec les autres pays d'Europe de l'Ouest qui possédaient déjà ce système de validation des observations d'espèces rares, ou étaient en train de le développer.
Dire que la création du CHN a suscité d'emblée un enthousiasme général serait mentir. Au contraire, nous [PJD & PY] nous sommes heurtés à un certain scepticisme, une incrédulité, voire une franche hostilité. Le Français étant par nature indépendant, bon nombre d'ornithologues voyaient d'un mauvais il que l'on vienne ainsi « mettre le nez » dans leurs observations. Des régions entières se sont même, un temps, engagées sur le terrain du refus de participation. Mais ceci est de l'histoire ancienne.
Le CHN a donc commencé à fonctionner, avec comme base de départ, les données des deux années précédant la création du Comité (c'est-à-dire 1981 et 1982). Douze membres, parmi les plus représentatifs de l'ornithologie française, ont constitué le premier Comité. Le premier rapport, paru dans Alauda en 1984, traitait de 97 fiches pour 1981 et de 119 pour 1982
La montée en puissance
Au fil des années, le CHN a su gagner la confiance des ornithologues. Si bien qu'aujourd'hui, avec 450 à 580 fiches étudiées annuellement et une couverture de 100 % du territoire, il a atteint sa maturité. Voici quelques années, nous avons essayé de voir quel était le pourcentage de données reçues effectivement par le CHN, par rapport à la totalité de celles qui étaient publiées dans les revues locales ou régionales. Celui-ci était d'environ 95%, ce qui est tout à fait remarquable. Ces 5% restants sont-ils « incompressibles » ? Il faut espérer que non, et cette présentation s'adresse également à ceux qui pensent (encore) que le CHN est inutile.
Les seuls paramètres qui ont diminué au CHN sont d'une part le nombre d'espèces ou sous-espèces soumises à homologation (une petite dizaine ont disparu de la liste, mais 4 s'y sont ajoutées) et, d'autre part, le nombre de membres.
Celui-ci est passé de 12 à 10 puis à 8, chiffre que l'on retrouve dans d'autres comités européens et qui semble optimal pour un travail efficace.
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rapport du CHN est publié annuellement dans Ornithosavec le soutien de Carl Zeiss Division Jumelles |




